Vieille ville de Hoi An, Quang Nam, Vietnam

June 13, 2017

Journée ensoleillée pendant la saison sèche (entre février et août), le séjour au Vietnam se poursuit sous une température de 25°C vers la découverte de Hoi An, ancien port incontournable du Vietnam, qui était avant le XIXème siècle, une ville qui accueillait les bateaux venus de Chine, d’Inde, du Japon, de pays de l’Asie du sud-est et d’Europe, avant de céder sa place à Danang, située à 30km plus au nord. Lam Ap (ancien nom de cette ville reconnue Patrimoine Culturel Mondial de l’UNESCO) est une véritable mixité culturelle entre pays orientaux et occidentaux, où les Chinois, les Japonais et les Français, contraints de rester sur place durant de la période de la mousson et des tempêtes, laissèrent leurs empruntes architecturales dont les bâtisses figent l’originalité de cette époque.

Le circuit commence par la visite du vieux quartier de Minh An, véritable cœur de la ville situé au bord du fleuve de Thu Bon, avec ses maisons construites et embellies grâce au génie et à la créativité des artisans vietnamiens, japonais ou chinois, pour ne citer qu’eux. Les habitations sont recouvertes de scultures, de récits, d’animaux, preuves s’il en est, de leurs croyances, pour honorer les dieux ou défier les mauvais esprits, scènes de bataille entre le ying et le yang.

Le pont japonais, symbole de Minh An, est un trait d’union entre la communauté Hoa (vietnamiens d’origine chinoise) et le quartier japonais. C’est une rencontre unique où l’on peut découvrir une petite pagode construite sur un pont au dessus d’un ruisseau. Construit par la communauté japonaise en 1593, ce pont couvert est un lieu de culte au mandarin chinois Dac De et au génie des marins, Tran Vu. Entre 1593 et 1595, il a été plusieurs fois rénové et l’on peut voir de nos jours deux singes et deux chiens qui représentent les années respectives du début et de la fin de la construction.

En marchant quelques mètres, on arrive à une maison située dans la rue de Nguyen Thai Hoc, la maison ancienne de Tan Ky. La demeure est restée inchangée en plus de 200 ans et garde un mariage unique architectural vietnamien, japonais et chinois. Son bois noirci dans chaque pièce met en valeur les objets et les meubles aux couleurs sombres.

Non loin de là se trouve la maison commune de Phuc Kien, construite par les Chinois pour honorer les ancêtres. C’est un véritable chef-d’œuvre de l’architecture chinoise à l’époque de la dynastie des Ming : son portique est gardé par des dragons. La terrasse entre l’entrée et la demeure est harmonieusement décorée de bonzaï. Ce temple est gardé par un cheval et un aigle qui protègent les innombrables statues dédiées aux divinités qui ont protégées ce lieu saint depuis des siècles.

Le voyage dans le temps continue par la visite du sanctuaire de My Son. C’est toute la puissance du Royaume Cham qui s’exprime dans ces vestiges construits à l’époque où cette culture hindouiste régnait dans la région. Les différents temples et monuments encore debout de nos jours, témoignent à la fois du génie et de la technologie de ce royaume disparu, mais aussi de la vénération aux dieux Krishna, Vishnou et Shiva qui ont pu préservé ce sanctuaire des agressions du temps.