Musique vietnamienne traditionnelle

La musique fait partie du patrimoine de chaque pays quel qu’il soit. Au Vietnam on retrouve cinq différentes musiques traditionnelles qui sont toutes reconnues par l’UNESCO en tant que patrimoine immatériel : chant alterné, chant des courtisanes, chant à l’entrée de la maison communale, musique de cour de Hué et gongs du Tay Nguyen.

La musique vietnamienne est extrêmement diverse, dû à la richesse de la coexistence des cultures. Les mélodies, les chants ou les instruments musicaux sont les reflets des identités culturelles régionales très diverses. Il existe de nombreuses différences entre le Nord, le Centre et le Sud mais aussi entre les zones montagneuses et les plaines côtières : chant savant courtisans originaire du Nord, le ca hue du Centre et le dan ca tai tu, musique des amateurs du sud.

À côté de la musique traditionnelle, il y a la musique contemporaine qui s’enrichit de plus en plus, le pays dispose des deux patrimoines musicaux très riches : la musique traditionnelle et la musique folklorique.

La musique traditionnelle du nord du Vietnam

Le ca tru connu également sous le nom « chant savant » ou « chant des courtisanes » est une musique très séduisante originaire du nord du Vietnam, qui exige des règles très strictes dans la formation des chanteurs, le choix de voix, les manières de chanter ou jouer, les rapports entre les chanteurs et les musiciens avec le public. Au centre d’une petite scène, une chanteuse entourée d’un public, frappe une planchette de bois avec une baguette accompagnée par un luth ou un tambour, et, chante des mélodies très jolies et séduisantes. Parfois, un membre du public est invité à participer à la séance, créant une ambiance très conviviale. Le ca tru est reconnu par l’Unesco comme patrimoine culturel mondial.

Le hát chầu vãn ou hát vãn ou chầu vãn est joué pour invoquer les esprits durant les cérémonies « spirituelles ». Très rythmée, le chant est chanté par l’un des musiciens qui l’accompagnent à la vièle qui est un instrument à deux cordes « dan nhi » ou, à la luth à deux cordes « dan nguyet ». Cette musique est populaire à Hà Nam, Nam Dinh et quelques autres provinces du Nord du pays.

La musique du centre du Vietnam

La musique de Huê est née sous le règne du seigneur Nguyên, (fin du 17ème siècle, début du 18ème siècle). C’était un divertissement, indépendamment de la musique de Huê, qui avait déjà existé avant cette époque. Le « ca huê » est une ancienne musique de chambre aristocratique liée au divertissement. Le « dan huê ou nhạc huế » en est une musique datant du XVIIe siècle.  C’est interprété par une chanteuse qui est accompagnée de trois ou cinq instruments à cordes (Ngu Tuyêt : les cinq instruments parfaits).

Cette musique, aristocratique à l’origine, l’est restée jusqu’à la veille de la deuxième guerre mondiale. De nos jours, elle est enseignée dans les conservatoires et les écoles de musique.

La musique du Sud

Depuis le 19ème siècle, le « dan tai tu » ou le « nhạc tài tử » est considéré comme ceux du Nord mais pour le Sud du pays. Elle se caractérise par le fait d’être improvisée et surtout très instrumentale, grâce aux instruments à corde et à percussion.

Les musiques folkloriques Vietnamiennes sont composées surtout de chants nés des besoins d’échanges entre les êtres humains. Du Nord au Sud du Vietnam, on trouve des formes de chants folkloriques très variées : dans le Nord, il y a le chant alterné Quan ho Bac Ninh reconnu par l’Unesco comme patrimoine immatériel mondial. Les chants « hò », dont la musique et les paroles sont censés motiver les êtres humains dans les travaux pénibles, y sont très populaires au Centre du pays.

Quant aux chants « ly », ils expriment surtout les thèmes d’amour, de mélancolie, de nostalgie…

En dehors de ces musiques folkloriques, les Vietnamiens ont bien d’autres musiques se trouvant dans certaines pièces théâtrales traditionnelles comme le « cheo » (théâtre populaire).

Les étrangers et touristes, éprouvent une prédilection pour le théâtre classique vietnamien. Même si c’est un art scénique traditionnel où les danses, gestes, paroles ont une place importante, la musique est l’un des éléments principaux. Si dans les pièces de Tuong classique, comme les paroles sont essentielles, ce qui cause une barrière linguistique pour un spectateur étranger, dans les spectacles du Tuong sont adaptés à un public moderne ou étranger, on essaye de faire en sorte qu’un minimum de mots aidant à la compréhension de l’histoire soit projetés sur un écran, et que pour le reste, on privilégie l’expression corporelle avec les danses, gestes, maquillages ou les décors et installations, tout ce qui fait la richesse de couleurs d’expression et donc le charme de cet art.

En outre, la musique, surtout les chants dans le théâtre populaire « cheo » typiquement vietnamien séduit aussi des spectateurs étrangers.

La musique contemporaine vietnamienne:

Quand on parle de la musique moderne vietnamienne, ce sera beaucoup plus simple d’évoquer des noms de compositeurs comme Trinh Cong Son, Van Cao, ou Pham Duy, Thanh Tung. C’est en écoutant leurs chansons, qu’on peut se faire une idée de ce qu’est la musique moderne vietnamienne. Surtout, tout étranger connait le nom de Trinh Cong Son: si ce compositeur vietnamien né en 1939 et mort en 2001 n’a jamais composé une chanson en langue étrangère, ses chansons en vietnamiennes séduisent un très large public par la beauté d’une musique “plein de touches de couleur” et par ses vocations pacifistes qu’il a exprimé pendant la période de guerre. C’est grâce à ses vocations et son langage qualifiés d’universels qu’il a été surnommé comme le “Bob Dylan vietnamien”. Avec plus de 600 chansons composées il a fait découvrir de nombreux chanteurs vietnamiens, dont Khanh Ly, et continue de nos jours à séduire les vietnamiens de tous les milieux.

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