L’art de la négociation au Vietnam

January 16, 2019

Comment marchander au Vietnam

Marchander est quelque chose de culturel et presque obligatoire dans la culture au Vietnam. On marchande surtout dans les marchés locaux. Le marchandage est exclu lorsque vous allez en grande surface; et que les articles sont clairement étiquetés avec un prix fixe dessus.

Tout voyageur rencontrera des temps de négociations au cours de son séjour. Nous vous donnons ainsi quelques astuces; pour que vous puissiez profiter de l’expérience et aussi acheter vos produits et souvenirs à un prix juste, tant pour vous que pour les vendeurs.

Et pour commencer, sachez qu’il est préférable que vous payiez en devise locale à savoir le Dong. En effet, les écarts (à votre désavantage) entre les devises € ou $ sont plutôt importants.

Un marchandage efficace passe par une bonne information sur la valeur des choses. Demandez aux locaux (réceptionniste d’hôtel, chauffeur ou encore guide) combien ils achètent généralement les produits que vous pensez acheter pour avoir des montants de référence et bâtir votre argumentation pour les prix. L’erreur que beaucoup commettent est de se lancer sans avoir une idée de la valeur des choses et les prix s’envolent très vite.

Si vous ne négociez pas, vous paierez vraiment plus cher car les vendeurs attendent que vous en soyez à l’initiative en donnant des prix de départ volontairement élevés.

Enfin, pour marchander au Vietnam le sourire est de mise ; l’échange ne sera pas fructueux si vous grimacez avant même d’avoir débuté.

  • Se fixer un objectif

Après avoir fait votre enquête, soit à travers des locaux ou bien en sillonnant diverses boutiques vous serez parvenu à vous fixer un prix sur l’article convoité.

La technique est donc de volontairement dire un prix beaucoup moins élevé que celui que vous avez en tête puis d’augmenter tout doucement jusqu’à atteindre la somme pré-définie.

Une fois atteinte, restez-y et ne continuez pas à l’augmenter. Le marchandage c’est donnant-donnant alors si on vous énonce un prix astronomique; suivez le mouvement en rétorquant avec un prix très bas, puis surenchérissez doucement !

Ne faites pas intervenir une tierce personne locale que vous ne connaissez pas ; elle pourrait toucher une commission auprès du vendeur.

On pourrait comparer l’art de négocier à un jeu de poker car dans le but d’obtenir ce que vous voulez au prix voulu; il est recommandé de ne pas trop montrer votre préférence pour l’article que vous recherchez. Sinon, le vendeur le sentira directement et ne sera pas si flexible avec ses prix.

  • Quelques principes basés sur le bon sens

Tout objet fabriqué au Vietnam est habituellement bon marché, même si le prix est déjà fixé. Seuls les produits importés sont excessivement chers, pour le panier des foyers locaux. Ainsi, ce n’est pas dans les centres commerciaux que vous ferez les meilleures affaires ou payerez à moindre coût.

Les moments où vous êtes le plus à même d’effectuer de bonnes affaires grâce au marchandage est tôt le matin dès l’ouverture ou tard le soir, juste avant la fermeture des marchés.

Il existent aussi des spots shopping pour trouver des produits spécifiques, mais cela sous-entend de connaître les adresses de ces magasins spécialisés.

Comme beaucoup de pays d’Asie, les contre-façons, et notamment de produits de luxe comme les sacs à mains. Officiellement, des marques de luxe ont fait l’objet d’une politique d’interdiction de de revente, notamment pour les sacs. Mais dans la pratique, en se renseignant bien vous pourrez trouver des sacs Gucci ou Louis Vuitton cachés chez certains vendeurs.

Les prix généralement sont plus élevés au nord (dans la capitale Hanoi par exemple) qu’au Sud. Veillez à avoir donc bien des valeurs de référence.

Comment marchander en voyage au Vietnam

  • Autres techniques pour améliorer vos compétences de négociation

-On peut le résumer à « Jusqu’où iras-tu », et cette technique permet ainsi de voir jusqu’à combien il est possible de faire diminuer un tarif quitte à faire échouer la négociation. Vous êtes ainsi armés pour la boutique suivante.

-Réviser quelques rudiments vietnamiens

Savoir quelques mots et les chiffres aident souvent durant la négociation. Cela témoigne de vos efforts et reste toujours plus apprécié. Ainsi vous pourrez demander poliment « Xin chao ! Bao nhieu ? (Bonjour ! Combien cela coûte -t-il?). Vous serez déjà pris plus au sérieux ; l’étiquette du touriste ignorant vous sera vite enlevée et le vendeur sera sans doute plus raisonnable.

-Il faut arrêter de raisonner par rapport à vos références occidentales et plus se mettre dans la position d’un consommateur vietnamien. Pour cela, le paiement en devise locale est le mieux. Vous aurez ainsi plus l’habitude de manier des billets de Dong et à force gagnerez en connaissance sur la valeur des choses du quotidien. Vous pourrez alors mieux comparer la valeur de vos achats de souvenirs pour ainsi mieux les négocier.

-Avec le temps vous prendrez conscience et connaissance pour éventuellement annoncer directement votre prix au vendeur et ne pas y remédier (on vous l’assure!). Ainsi en connaissant le prix; vous pourrez directement tendre la somme, sans forcément avoir à en discuter (à prendre ou à laisser)

-Un peu de théâtralisation aide toujours. Ainsi en signifiant que le vendeur exagère et que sur ceux vous commencez à partir doucement. Ce dernier éventuellement vous rattrapera et vous accordera le prix souhaité. S’il ne vous court pas après, tant pis il y a tellement d’autres boutiques.

-Essayer de diversifier l’échange

Marchander au vietnam

Il n’est pas très intéressant (c’est même ennuyeux et fatiguant à la longue) de uniquement échanger à travers les chiffres. Créer un contexte agréable en posant des questions sur le produit; ou bien la personne elle-même contribuent à installer une atmosphère propice au dialogue et donc de bonnes négociations. Ceci aide alors à éviter de se faire de suite proposer le tarif « étranger ».

Un des revers de cette culture du marchandage est que l’on a vite tendance à exagérer. Parfois des personnes annoncent d’emblée le vrai prix et nous négocions aussi de suite. C’est alors très mal perçu. N’oubliez pas que nombreux de ces vendeurs ont de très faibles revenus; et que ce sur quoi nous chipotons peut faire une énorme différence pour eux et leurs familles.

Il faut donc accepter que parfois se laisser un peu « avoir » est une option à ne pas exclure. Lorsque vous arrivez près de la somme désirée; ce n’est pas tellement 10 000 dongs qui feront une grande différence pour vous, mais eux oui.

De plus l’application de tarifs différents entre locaux et touristes; surtout pour le shopping alimentaire est assez récurrent.

L’objectif de la négociation est d’atteindre le prix juste. Dans cette notion de justesse, il faut prendre en compte vos marges de capacités ainsi que celles des vendeurs locaux.

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